Interstellar – 2014 – Christopher Nolan

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J’ai rarement été aussi touché par un film de science-fiction …
Interstellar m’attendait dans un coin du meuble télé depuis presque un an … je n’avais encore jamais osé trouver le moment pour le visionner, je savais peut-être inconsciemment qu’il ne fallait pas le gâcher.
Ce soir j’étais tout seul devant la télé. Je n’ai pas vu passer le temps, ces presque 3 heures, j’ai été happé, complètement …
A la fin, j’ai éteins la télé, puis la lumière. Je suis resté 30 minutes assis sur le canapé à réfléchir. Ressasser tous les messages qui s’étaient gravé dans mon cortex gauche, puis dans le droit. J’ai cherché à comprendre pourquoi j’avais été tellement bouleversé par tous les messages que j’y ai vu : la vie, la mort, l’amour, le temps, l’espace, l’humanité, la peur, la force, la faiblesse, la perception du monde, le rôle de l’homme sur terre, sa survie … tout se bousculait au point que rien n’a vraiment émergé ; restait une émotion palpable, un vrai bouleversement que je ne sais toujours pas expliquer.
Mon trouble est peut-être encore trop présent pour pouvoir le comprendre …

Aussi voici quelques vers d’un poème qui est dit 4 fois pendant le film. Un poème de Dylan Thomas. Un message qui prône le combat face à la mort. Peu importe qui on est, peu importe son passé, on se doit de ne pas accepter de rentrer dans cette « bonne nuit ». C’est un des messages du film : tout faire pour survivre …

N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit (Dylan Thomas)

N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.

Bien que les hommes sages à leur fin sachent que l’obscur est mérité,
Parce que leurs paroles n’ont fourché nul éclair ils
N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit.

Je verrai demain si je peux expliquer cette émotion … en attendant je reste sur le canapé et je la savoure …

Categories: Critiques Ciné

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